Historique
Le Gouvernement de la République du Burundi a obtenu de la Banque Mondiale un don de USD 120.000.000 pour financer les activités du Projet de Résilience des Transports au Burundi PRT (P172988). La date d’approbation de ce projet est intervenue en septembre 2022 et la clôture des activités, si rien ne change, est projetée au mois de décembre 2027.
Sur le plan institutionnel, ce projet du gouvernement du Burundi dépend du Ministère des infrastructures, de l’Equipement et des Logements Sociaux.
En résumé, le projet s’attaquera à certains défis urgents en matière de réhabilitation des routes, assurant le respect des normes de résilience au changement climatique et renforçant la capacité globale à prendre des décisions qui contribuent à la résilience au changement climatique dans le secteur routier.
Les composantes du PRT s’attaqueront à certains à certaines causes sous-jacentes de la dégradation des routes tout en fournissant des infrastructures sociales adaptées à la communauté et en protégeant les usagers vulnérables de la route.
Contexte
Le Burundi dépend de quelques routes pour le commerce et les exportations, ce qui le rend vulnérable aux impacts majeurs si ces corridors subissent des perturbations dues aux chocs liés au climat.
Il existe trois corridors principaux dans le pays : (a) le Corridor Nord, reliant Bujumbura au Rwanda-Ouganda-Kenya ; (b) le Corridor Central qui relie Bujumbura à Dar es Salaam en Tanzanie ou par une combinaison de lac, rail et routes de Bujumbura à Kigoma en Tanzanie et Dar es Salaam ; et (c) le Corridor Sud qui relie Bujumbura à Durban en Afrique du Sud. Presque tout le fret est traité par le Corridor central : 99,5 % du total en 2019, contre 90 % en 2016. Le transport routier domine le trafic du Corridor central avec 91,3 % du total en 2018.
Les 8,7 % restants utilisent le rail et le lac (passage par le port de Kigoma).
Les temps de transport sont longs et toute perturbation du réseau routier, comme celles causées par les catastrophes liées au climat, accroît l’isolement du pays et détériore des chaînes de valeur déjà vulnérables.
Il en résulte des coûts élevés du transport à cause des infrastructures en mauvais état et endommagées ainsi qu’une vulnérabilité extrême des mêmes infrastructures et des communautés aux chocs climatiques, engendrant par là un risque d’isolement.