Composante 2: Amélioration des transports non motorisés et de la sécurité routière

Cette composante appuiera l’objectif ambitieux du GdB de réduire les décès sur les routes de 50 pour cent d’ici 2030. Elle aidera également le gouvernement à atteindre l’ODD 11.2, qui traite de la question de sécurité routière, tout en rendant les villes et les établissements humains inclusifs, sûrs, à faible émission de carbone, résilients et durables. La conception des activités dans le cadre de cette composante s’appuie sur le guide « Road Safety Interventions : Evidence of What Works and What Does Not Work » (Interventions pour la sécurité routière : données factuelles indiquant ce qui marche et ce qui ne marche pas), élaboré par le Fonds mondial pour la sécurité routière (GRSF) de la Banque mondiale. La composante est axée sur la protection des usagers vulnérables de la route tels que les piétons et les cyclistes, que les plus grandes vitesses de circulation et le manque d’orientation de la conception sur l’utilisateur peuvent affecter de manière disproportionnée. La composante inclut l’introduction de dispositifs visant à corriger les emplacements à haut risque des routes existantes présentant des taux d’accidents élevés, gérer la sécurité routière, améliorer la sécurité des routes et de la mobilité en prenant fortement en considération les TNM, et l’amélioration des soins post-traumatiques le long des routes du projet. Les activités relevant de cette composante mettront l’accent sur le renforcement des capacités et le transfert de connaissances au profit des principales agences routières et des institutions universitaires. La formation ciblera également les communautés au sujet de l’utilisation de la bicyclette en mettant un accent particulier sur les femmes, les données factuelles provenant d’autres pays africains ayant indiqué l’existence d’un écart entre les genres en ce qui concerne l’efficacité personnelle et l’utilisation des TNM.Cette sous-composante comprendra une assistance technique pour la réalisation d’une revue de la capacité de gestion de la sécurité routière dans les agences de transport et d’application de la loi, y compris le Conseil national de la sécurité routière, et des dispositions visant à assurer la sécurité des utilisateurs des TNM. Les activités mises en œuvre dans le cadre de cette sous-composante sont liées à celles découlant de l’AT qui comprendront, entre autres : (a) un cadre institutionnel pour la création d’une Agence Nationale de Sécurité Routière (ANSR) ; (b) la collecte, le traitement, l’analyse et la diffusion de données sur la sécurité routière, ventilées par transport motorisé et non motorisé ; (c) l’amélioration du cadre juridique de la sécurité routière et du contrôle de la vitesse[1] ; (d) le renforcement des capacités des agences de sécurité routière à travers la tenue de formations ciblées dans le pays ; (e) une stratégie et un plan d’action en matière de sécurité routière comportant des objectifs à court, moyen et long terme, y compris des objectifs et des activités spécifiques pour promouvoir les TNM et la sécurité de leurs utilisateurs; (f) renforcement des capacités du milieu universitaire, grâce à la recherche sur la sécurité routière; et (g) la promotion de la sécurité routière au niveau des décideurs politiques.

Sous-composante 2.1 : Gestion de la sécurité routière

Cette sous-composante comprendra une assistance technique pour la réalisation d’une revue de la capacité de gestion de la sécurité routière dans les agences de transport et d’application de la loi, y compris le Conseil national de la sécurité routière, et des dispositions visant à assurer la sécurité des utilisateurs des TNM. Les activités mises en œuvre dans le cadre de cette sous-composante sont liées à celles découlant de l’AT qui comprendront, entre autres : (a) un cadre institutionnel pour la création d’une Agence Nationale de Sécurité Routière (ANSR) ; (b) la collecte, le traitement, l’analyse et la diffusion de données sur la sécurité routière, ventilées par transport motorisé et non motorisé ; (c) l’amélioration du cadre juridique de la sécurité routière et du contrôle de la vitesse[1] ; (d) le renforcement des capacités des agences de sécurité routière à travers la tenue de formations ciblées dans le pays ; (e) une stratégie et un plan d’action en matière de sécurité routière comportant des objectifs à court, moyen et long terme, y compris des objectifs et des activités spécifiques pour promouvoir les TNM et la sécurité de leurs utilisateurs; (f) renforcement des capacités du milieu universitaire, grâce à la recherche sur la sécurité routière; et (g) la promotion de la sécurité routière au niveau des décideurs politiques.


[1] Y compris un examen de la limitation de vitesse, un soutien à la police pour augmenter les capacités opérationnelles, fournir une formation et des équipements pour la mesure de la vitesse et les alcootests.

Sous-composante 2.2 : Amélioration de la sécurité des routes et de la mobilité

Cette sous-composante sera axée sur l’évaluation des routes selon une perspective de sécurité routière et fournira aux décideurs et aux agents de mise en œuvre les outils nécessaires pour assurer la sécurité de tous les usagers de la route, en particulier les plus vulnérables tels que les piétons et les cyclistes. Cette sous-composante financera les éléments suivants :

a) L’évaluation d’environ 3 500 km de réseaux routiers du pays, dans le but d’établir une situation de référence et de déterminer les points et les emplacements à haut risque, y compris les écoles et les hôpitaux. Cette évaluation sera menée à l’aide d’outils d’évaluation de réseau reconnus tels que ceux élaborés par le Programme international d’évaluation des routes (iRAP) [1] et prendra en compte plusieurs critères, y compris les points chauds d’aléas naturels tels que les glissements de terrain et les inondations. L’évaluation conduira à l’élaboration d’un plan d’investissement pour des routes plus sûres

b) Assistance technique et renforcement des capacités en matière de sécurité des usagers de la route vulnérables, y compris les infrastructures de TNM. Ces interventions comprendront, entre autres, (i) la préparation de lignes directrices et la tenue de formations visant à assurer que la construction des infrastructures de TNM visées à la Sous-composante 1.1 est conforme aux normes de sécurité routière les plus élevées et favorise l’augmentation de la part modale des TNM, et (ii) une analyse des obstacles à l’utilisation des TNM qui se posent aux femmes et aux groupes en situation de vulnérabilité et la formulation de recommandations à tester dans le cadre d’un pilote des TNM,

c) Un Audit de la sécurité routière (ASR) au stade de conception et après la construction de tous les tronçons routiers entrant dans le cadre de ce projet et l’élaboration de directives de conception et de mise en œuvre, y compris pour les infrastructures de TNM, à intégrer dans la nouvelle Action de sécurité routière élaborée dans le cadre de la Sous-composante 2.1.

d) Mise en place d’un système d’accréditation durable fondé sur l’ASR au sein des principales agences routières pour promouvoir le renforcement des capacités et l’accréditation des agences routières et de transport.


[1] https://irap.org/.

Sous-composante 2.3 : Programme pilote de soins post-traumatiques

Cette sous-composante mettra en œuvre un système pilote d’intervention à la suite d’un accident le long des routes du projet en fournissant un numéro d’urgence universel vert (et en effectuant les changements juridiques nécessaires) et en formant les chauffeurs de bus, les premiers intervenants, la police et les agents de santé aux premiers secours. En outre, la sous-composante comprendra des activités pour un système harmonisé de surveillance des blessures et un appui à la réadaptation des victimes sur l’ensemble des routes du projet.