Dans le cadre de la Composante 1, les principaux tronçons routiers où la circulation est fréquemment perturbée ou entravée par les chocs climatiques seront réhabilités et améliorés. Ces tronçons routiers ont été sélectionnés pour leur criticité pour une bonne connectivité routière et leur plus grande vulnérabilité aux risques naturels et aux impacts du changement climatique, dans le but de renforcer la résilience au changement climatique de la route et des communautés desservies. Souscrivant à l’approche « Dig Once » (Creuser une fois), les investissements dans le cadre de cette composante comprendront des travaux de canalisation pour la fourniture de services publics urbains et faciliteront ensuite l’installation de services publics urbains, y compris des infrastructures en fibre optique le long des routes du projet pour augmenter le potentiel de connectivité numérique.
Sous-composante 1.1 : Mise aux normes de résilience au changement climatique de certaines routes critiques
La sous-composante financera les études de conception, les travaux, la supervision et le contrôle des travaux de génie civil dans le cadre du projet proposé, de même que la mise en œuvre des Plans de gestion environnementale et sociale (PGES).
Les activités relevant de cette sous-composante seront menées selon une approche holistique qui couvrira les travaux d’infrastructure routière résiliente et les travaux et installations correctifs hors route visant à atténuer les effets des inondations sur les routes du projet et les habitants et les propriétés riverains. Ces deux ensembles de solutions se renforceront mutuellement étant donné que l’attention portée à la route nuirait à l’impact du projet si elle ne s’accompagnait pas de solutions hors route, quelle que soit la robustesse de leurs conceptions techniques. À cet égard, il convient de souligner qu’en l’absence de telles mesures, les routes nouvellement construites au Burundi et accompagnées de mesures appropriées d’atténuation des inondations durent généralement 20 ans au lieu de 10 ans. Dans le cadre de cette sous-composante, les tronçons routiers sur lesquels il est jugé critique d’entreprendre des travaux sont les suivants :
a) Réhabilitation du tronçon routier de Bujumbura-Gitaza (25 km, 53 millions USD). Le tronçon de Bujumbura-Gitaza, le long de la RN-3, a été déterminé comme très vulnérable aux aléas naturels et aux impacts du changement climatique. La route actuelle est une route revêtue dégradée qui a dépassé sa durée de vie et est souvent perturbée par les précipitations, les inondations, l’érosion et les glissements de terrain. Le tronçon de Bujumbura-Gitaza a été priorisé pour les travaux de réhabilitation et de mise aux normes de résilience au changement climatique. Ce tronçon est le chaînon manquant du principal corridor routier reliant la capitale Bujumbura à la Tanzanie voisine et la plupart des flux commerciaux régionaux et internationaux du Burundi passe à travers lui. Ce tronçon routier fait partie d’un corridor que le GdB, la Banque mondiale et les partenaires au développement ont reconnu comme devant faire l’objet d’un investissement prioritairepour catalyser la croissance économique et le développement et réduire considérablement le risque d’isolement du pays. Des normes de résilience au changement climatique coût-efficaces seront déployées pour assurer qu’une circulation par tous les temps à un niveau de service adéquat est possible. Les normes tiendront compte de la croissance rapide du trafic et des nombreux enjeux de sécurité sur ce tronçon de 25 km. La route est conçue en 2 × 1 voies de 3,5 m de largeur chacune, avec des accotements de 2 m de largeur des deux côtés. Compte tenu de la gravité des collisions résultant de conflits piétons/véhicules et de la non-praticabilité de la route le long de ce tronçon, des points d’arrêt d’urgence et d’autobus séparés seront également aménagés à des intervalles réguliers à déterminer dans les études de conception. Les fonds couvriront toutes les études et consultations nécessaires, les travaux de génie civil et la supervision.
b) Fourniture d’infrastructures de TNM (4 km, 3.3 millions USD). Réhabilitation et amélioration d’une route urbaine de 4 km en 2 × 2 voies pour la construction d’une infrastructure de TNM le long du boulevard Mwambutsa (2,2 km) et du boulevard Ndadaye (1,8 km) à Bujumbura. Les fonds couvriront toutes les études et consultations nécessaires, les travaux de génie civil et la supervision des deux Boulevards.
Cette sous-composante financera également les travaux nécessaires à la pose des canalisations/attentes pour la connectivité des services publics, y compris l’infrastructure en fibre optique le long des routes intermédiaires. En outre, cette sous-composante financera les études et la conception nécessaires pour les investissements futurs, afin de garantir que des caractéristiques de résilience au changement climatique soient ajoutées de manière adéquate à la conception.
Sous-composante 1.2 : Services sociaux pour des communautés résilientes au changement climatique
Cette sous-composante financera les consultations, la conception, la construction et l’équipement d’infrastructures socioéconomiques qui renforceront la résilience climatique et sociale des communautés vivant dans les quartiers de la zone de desserte des routes qui seront améliorées par le projet. Les investissements dans les infrastructures seront sélectionnés en prêtant particulièrement attention aux besoins des personnes les plus affectées par les inondations et autres catastrophes naturelles et des groupes en situation de vulnérabilité, en particulier les femmes et les personnes en situation de handicap. Les analyses des besoins seront menées à travers des interactions approfondies, en particulier auprès des femmes et des groupes en situation de vulnérabilité, et le projet tâchera de faire bénéficier ces groupes des plus grands avantages découlant de la fourniture de ces infrastructures sociales. Les consultations et les enquêtes seront conçues en intégrant l’aspect genre, en tenant compte des obstacles auxquels les femmes sont confrontées pour réaliser leur potentiel, et fourniront des solutions pour améliorer leurs opportunités économiques.
Des consultations préliminaires faites aléatoirement auprès de riverains de la route pendant la préparation du projet ont révélé l’existence des priorités suivantes en milieu rural : la construction d’infrastructures scolaires et d’équipements résilients au changement climatique pour les écoles primaires et une série d’activités de développement visant à renforcer les moyens de subsistance des communautés locales pour les aider à faire face aux risques liés au changement climatique, tels que la fourniture d’outils et d’intrants agricoles, des solutions pour réduire les pertes post-récolte, l’éducation communautaire des adultes, des infrastructures spéciales et des méthodes d’irrigation pour détourner les inondations des terres agricoles et des habitations humains, et la reconstruction de certaines maisons affectées. Ces solutions contribueront également à réduire le manque de temps des femmes en implantant les installations de stockage/marchés à construire dans des emplacements définis par les femmes. Ces infrastructures sociales seront complétées par d’autres initiatives qui contribuent à renforcer l’autonomisation des femmes et la prise de décision au sein du ménage, telles que la littératie financière et les compétences commerciales, ainsi que le dialogue communautaire. Une enquête détaillée et une consultation seront menées et le coût de la sous-composante sera déterminé au moment de la mise à jour des études de conception ou de la mise en œuvre des travaux routiers.
Les investissements dans le cadre de cette sous-composante tiendront compte du niveau d’exposition des sites aux aléas naturels de manière à s’assurer que les infrastructures sont correctement implantées dans des emplacements à faible exposition. Lorsque l’exposition aux aléas naturels ne peut être évitée, le projet déploiera des mesures de protection et de résilience appropriées, comprenant des solutions d’ingénierie et des solutions fondées sur la nature (SFN), le cas échéant. Cette sous-composante financera également l’intégration des SFN dans la zone de desserte des routes intermédiaires.